

Homenatge a Saint Loup.
El diumenge 31 d’agost de 2008, els membres de la colla Terra i Poble de Catalunya Nord, van fer una excursió al llac “Lanoux” per tal de fer un homenatge a la proesa esportiva realitzada per Marc Augier el 26 d’agost 1928. T&P va arribar a la vora del llac Lanoux a Cerdanya, van fer una marxa en un indret magnífic feta amb la riquesa de les muntanyes catalanes. Van fer un àpat comunitari seguidament d’una lectura de l’article de «la il·lustració». El relat esportiu i la lectura de la llegenda de les Fades del Lanoux son els actes que relaten el que es va fer durant la jornada.
La Motocicleta en Muntanya, La il·lustració 1928.
Conduïda per pilots audaços que no temen les caigudes ni tampoc el vertigen, la motocicleta, poc a poc ataca els cims, després de tenir, sobre terreny plà, o relativament plà, solcada les diferents carreteres del globus. L’últim 26 d’agost, M Marc Augier, de bordeus, que el mes precedent havia realitzat la primera relació motociclista França-Andorra-Espanya pel port d’Embalire (alt. 2.500m.), executava, en màquina, l’ascensió del llac de Lanoux, el més elevat dels llacs pirinencs. Les dificultats van ser considerables, ningú s’en dubta. El procés verbal de l’ascensió ens en torna compte en aquests termes, sobretot : «A 10h.30. l’intrèpid pilot aborda la llata de Font-Vive, que renuncia aviat a salvar. Lliguem cordes, i, sota l’esforç de cinc homes, del motor embalat i del pilot que empeny igualment, aquest pendent de 45% és pres
Hommage à Saint Loup.
Le dimanche 31 août 2008, des membres de la bannière Terra i Poble de Catalunya Nord, ont effectué une randonnée au lac Lanoux (Lanós en catalan.).
C’est pour rendre hommage à l’exploit sportif réalisé par Marc Augier le 26 août 1928 que des membres de T&P se sont rendu sur les bords du lac Lanoux en Cerdagne. Une marche dans un cadre magnifique qui fait la richesse des montagnes catalanes. Un repas communautaire suivi de la lecture de l’article de « l’illustration » relatent le récit sportif et lecture sur la légende des Fées du Lanoux au rythmée la journée.
La Motocyclette en Montagne, L’illustration 1928.
« Conduite par des pilotes audacieux qui ne craignent point les chutes non plus que le vertige, la motocyclette, peu à peu s’attaque aux cimes, après avoir, sur terrain plat, ou relativement plat, sillonné les différentes routes du globe. Le 26 août dernier, M Marc Augier, de bordeaux, qui le mois précédent, avait réalisé la première liaison motocycliste France-Andorre-Espagne par le port d’Embalire (alt. 2.500m.), exécutait, en machine, l’ascension du lac de Lanoux, le plus élevé des lacs pyrénéens. Les difficultés furent considérables, on s’en doute. Le procès-verbal de l’ascension nous en rend compte en ces termes, notamment : « A 10h.30. le hardi pilote aborde la latte de Font-Vive, qu’il renonce bientôt à franchir. Nous attachons des cordes, et, sous l’effort de cinq hommes, du moteur emballé et du pilote qui pousse également, cette pente de 45% est enlevée. »
Légende sur les Encatades Du lac Lanós en Cerdagne.
Tous les auteurs qui ont traité du folklore catalan(J.Amades,H Chauvet,N Roure etc.) n’ont pas manqué de parler de l’étang du Lanós et de la mystérieuse cité qui se cache dans ses eaux.Le ruisseau qui descend du Pic Carlit et qui,avec d’autres ruisseaux,alimente le lac,porte encore sur les cartes ,le nom de Rec des Encatades.Quelques fines gravure linéaires,du type de celle de la Peyra Escrita de Formiguera,presque illisibles,sur des rochers environnants,témoignent d’actes de dévotions envers les divinités des eaux,de probable époque ibérique.Il ne faut pas oublier que le barrage construit il y a une quarantaine d’années a considérablement modifié l’état des lieux.Il existait autrefois,au milieu de l’étang,un ïlot tout couvert de fleurs à la belle saison:c’était là le séjour des encatades.Il est aujourd’hui sous les eaux.
J’ai appris de la bouche de la même madame R.de Portè à qui je dois l’histoires des Bruixes de Caxàs,la mésaventure d’un habitant de la région. Il avait neuf filles, toutes très belles, et comme il était de notoriété que le Lanós était ensorcelé, il leur avait fait recommandation formelle de ne jamais s’en approcher. Curiosité féminine ou attirance du fruit défendu, elles s’aventurèrent un jours près des rivages interdits. Soudain, un homme ,sombre comme la nuit, jaillit du lac et leur jeta un sort:elles ne purent plus s’en éloigner et restèrent prisonnières sur l’île des Encatades. Joan Amades(op.cit o.1134) traite lui aussi des ces lieux ensorcelés, ainsi que la cité qui se cache sous ces eaux .Il explique que pour échapper à la gêne que leur causait la fréquentation des pâturage avoisinants par les bergers ,les encatades s’étaient résolues à quitter l’îlot pour aller vivre dans un grand palais subaquatique. Pourtant, l’un de ces bergers eut le temps de s’énamourer de l’une d’elles et lui proposa le mariage. Elle lui répondit en lui imposant quelques épreuves: »Je serai ta femme à condition que tu te présentes à moi, ni à jeun ni ayant mangé, ni nu ni habillé ,ni à pied ni à cheval ».Et voilà notre soupirant tout décontenancé par ces exigence si contradictoire. Il fit appel à l’esprit d’à-propos d’une vieille cerdane renommée pour sa sagesse et son expérience »C’est simple ,lui dit elle ,tu te présenteras devant elle, monté sur une chèvre, nu mais revêtu d’un filet de pêche, à jeun mais avec trois grains d’orge dans la bouche »L’encatada ne put se dédire et le mariage eut donc lieu. Mais les fées sont ainsi faites-la mise à l’épreuve du futur époux n’était pas terminée: »Quand j’arriverai chez toi pour la noce, tu ne te retourneras pas;et quand nous serons mariés, jamais, au grand jamais, tu ne me traiteras de dona de fum(femme de fumée)ou de dona d’aigua(femme de l’eau).Au comble du bonheur, car tout le monde sait qu’avec une fée bonheur et prospérité entrent dans une maison et que, de surcroît, une fée est toujours une ravissante personne, il promit tout et tout. Quand la belle épousée vint se mettre gentiment à son bras pour le défilé nuptial, il entendit derrière lui comme une rumeur qui allait grandissant:bruits de charrois, piétinement de troupeaux, sonnailles de vaches, bêlements de moutons et d’agneaux, hennissement de chevaux, cris de serviteurs et de servantes…Il tint bon jusqu’à la cour de la ferme et présenta la nouvelle maîtresse au gens de sa maison. Mais pendant les présentation, il s’esquiva ,monta au grenier et imaginant que la fée n’en saurait rien, il mit le nez au finestró(lucarne).Il resta médusé du spectacle:la cour de la ferme grouillait de toutes sortes de bétail:ovins, bovins, porcins, etc…,de charrette chargées de meubles, d’ustensiles de ménage, de linge de maison, d’outils, etc. que serviteurs et servantes déchargeaient et emmagasinaient sans relâche. A l’exterieur, à perte de vue, un long cortège de chariots débordant de marchandises, de troupeaux s’avançant dans une auréole de poussière. D’un saut ,il fut dans la cour et sauta au cou de sa nouvelle épouse pour la remercier: »ta curiosité est punie, lui reprocha-t-elle;tu n’auras que ce qui est entré dans la ferme;sans cela, le cortège de ma dot aurait duré sept jours et sept nuits ».Et de sa baguette de coudrier-la baguette magique des encatades, elle toucha la roue du premier chariot du long cortège, qui s’effaça comme s’efface un rêve.
Il en resta cependant assez pour faire de notre homme le plus riche propriétaire de toute la Cerdanya. Le ménage fut heureux et fécond et ils eurent trois enfants, trois filles aussi belle que leur mère. La fée s’acquittait à la perfection de ses tâches d’épouse ,de mère et de ménagère. Pourtant, un jour que son mari s’était absenté pour affaires, elle convoqua tous les valets et domestique et leur enjoignit d’aller dare-dare faucher et moissonner tous les champs du domaine. Ils se regardèrent inquiets, pensant qu’elle perdait la tête:les épis commençaient à peine à jaunir et l’heure de la moisson pouvait attendre une quinzaine de jours. Mais le ton était impératif:ils obéirent. Lorsque le maître arriva, il vit tout ce remue ménage, s’enquit du motif et entra dans une colère folle(la fraîcheur de son amour s’était-elle émoussée au fil des ans): »quel gaspillage;J’aurais dû me méfier, se laissa-t-il aller à lui reprocher. Que pouvais-je attendre d’autre d’une dona de fum, d’une dona d’aigua?Le malheureux !a peine ces paroles étaient-elle sorties de sa bouche, qu’il la vit s’évanouir comme une brume qui se dissipe au soleil. Et il compris le bien fondé du comportement de son encatada d’épouse, lorsque le dernier sac de blé-a demi mûr-à peine engrangé, il se déchaîna un terrible orage de grêle qui détruisit toutes les récoltes de Cerdanya. Il eut beau pleurer et implorer son pardon, il ne la revit plus. Mais ses trois filles continuèrent à être bien propres et bien tenues:c’était leur mère qui leur apparaissait chaque matin, leur prodiguant soin et tendresse;mais elle disparaissait dès qu’elle entendait ses pas. Elle s’en occupa jusqu’à leur mariage et leur établissement, puis ne reparût plus. Quant à lui, il finit par mourir de chagrin et le domaine en perdition ne fut plus bientôt qu’un monceau de ruines. I cric ,crac, vet aci el conte acabat(et cric, crac, voici le conte achevé)
Source du texte : histories de la vora del foc : conte et légendes du roussillon terre catalanes